Le LOSC a offert un spectacle à la hauteur de ses ambitions, samedi dernier sur la pelouse de Gerland face à Lyon (2-2). Avec ce bon point pris en terre lyonnaise, les Dogues restent positionnés dans le premier tiers du classement. L'objectif du jour face à Caen est de négocier au mieux la première étape de cette semaine à trois matchs. Les Normands qui ont été tenus en échec dans leur antre de d'Ornano par Grenoble (2-2) vendront à coup sûr chèrement leur peau. Quoi de neuf chez les Lillois ? Rudi Garcia doit composer avec les absences de Tafforeau (adducteurs), Frau (reprise) et Plestan (CFA). Il enregistre en revanche les retours de suspension de deux de ses poumons du milieu de terrain, Cabaye et Balmont, tous les deux titulaires au coup d'envoi. Le coach du LOSC n'a effectué que deux changements dans son onze de départ par rapport à celui aligné face aux Gones. Debuchy et Dumont débutant ainsi sur le banc des remplaçants. Le décor est planté, place aux vingt-deux acteurs de ce match. Les Lillois veulent imposer d'entrée leur emprise sur les débats. Bastos fait la différence, avant de débouler dans son couloir gauche. Son centre est tout proche d'être repris par De Melo (3è). La réaction normande est immédiate, suite à une remise de Florentin, mais la tentative de Savidan est hors cadre (5è). Chacun s'installe dans cette partie, même si les Lillois sont logiquement les plus entreprenants. Ils vont obtenir la juste récompense de leurs efforts. Sur une offrande de Bastos, Obraniak se met en position dans la surface de réparation, avant d'armer une magnifique frappe qui ne laisse aucune chance à Planté (1-0, 9è). Le numéro 10 du LOSC en profite pour signer son troisième but en L1 dans ce championnat 2008-2009.
Un doublé signé Obraniak
Les partenaires de Mavuba n'ont pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin, et Cabaye prend sa chance, sa frappe termine sa course juste au-dessus des buts du portier Normand (12è). Les Dogues ont la maîtrise du ballon dans ce début de match, même si les Normands sont à l'affût de la moindre opportunité qui pourrait s'offrir à eux. Sur un coup franc de Florentin, Malicki s'oppose à Ben Khalfallah (21è). Ça va d'un camp à l'autre, et dans la foulée, De Melo vient se heurter à Planté (22è). Les débats s'équilibrent ensuite sur la pelouse du Stadium, et les occasions se font plus rares. Ce sont les Caennais qui se mettent en évidence à la demi-heure de jeu, suite à un centre de Nivet. Proment, en embuscade au second poteau, arme une reprise qui ne trouve pas le cadre de Malicki (31è). Le portier des Dogues doit ensuite intervenir sur un centre de Florentin (36è). Les minutes défilent dans la dernière ligne droite de cette première période, et chaque ballon est âprement disputé au milieu de terrain. Un peu acculés dans leur camp, les Lillois réagissent au meilleur moment, et ils vont se montrer réalistes. Un centre de Béria chauffe les gants de Planté (38è). L'action suivante est payante. Sur une remise de De Melo, Obraniak ne laisse aucune chance au gardien de Caen, sur une frappe puissante du gauche à ras de terre (2-0, 39è). Il réalise par la même occasion le doublé. Si les Dogues ont fait le break juste avant la pause, Cabaye se signale sur une frappe qui ne passe pas loin du cadre (43è). Après une minute de temps additionnel, fin du premier acte.
Seube réduit le score
Au retour des vestiaires, c'est une douche glaciale qui saisit le Stadium. Les Caennais sont décisifs sur leur première occasion. Ça part d'un long centre de Ben Khalfallah, et le ballon arrive au second poteau. Seube est en position idéale, il fusille Malicki d'un tir imparable (2-1, 46è). Cette réduction du score des Normands ne doit pas pour autant semer le trouble dans les têtes lilloises. Les Dogues repartent ainsi de l'avant, et Planté doit intervenir hors de ses cages devant la menace Bastos (47è). Dans la foulée, le Brésilien s'essaye sur son exercice favori, même si son coup franc n'attrape pas le cadre de Planté (49è). Les protégés de Rudi Garcia tentent de reprendre le monopole du ballon face à une formation normande de plus en en plus accrocheuse. Mavuba prend sa chance sur une frappe qui est finalement hors cadre (52è). Les occasions s'enchaînent dans ce début de seconde période, et un coup franc – plutôt un missile – de Bastos frôle le montant droit de Planté (58è).
Savidan refroidit le Stadium
On ne s'ennuie pas sur la pelouse du Stadium, et malgré l'avantage au tableau d'affichage, le suspense reste entier dans cette partie. Emerson effectue une percée, avant d'armer une frappe tendue. C'est capté par Planté (60è). Cabaye met ensuite De Melo sur orbite, le gardien normand s'interpose du pied (63è). La réponse caennaise est terrible, et le réalisme change de camp. Sur un nouveau caviar de Ben Khalfallah, Savidan remet les deux formations à égalité (2-2, 64è). Quel terrible scénario ! Caen est tout proche de prendre l'avantage, et il faut une sortie déterminante de Malicki devant Florentin pour éviter le pire à sa formation (66è). Rudi Garcia choisit alors d'apporter du sang frais avec l'entrée en jeu de Debuchy - qui fête comme Cabaye son 100è match en L1 - à la place de Balmont (67è). Fauvergue fait ensuite son apparition à la pointe de l'attaque à la place de De Melo (70è). Les Dogues se battent pour aller chercher ce troisième but salvateur dans une fin de partie indécise. Sur un corner de Cabaye, la reprise de la tête de Fauvergue passe au-dessus (74è). Debuchy s'essaye à deux reprises sans réussite (77è, 81è). Hazard est lancé dans la bataille pour les dernières minutes à la place de Béria (82è). Les Dogues poussent pour arracher la décision, et sur un corner d'Obraniak, le coup de canon de Chedjou frôle la barre transversale de Planté (87è). Ça ne veut pas rentrer, et malgré une ultime tête de Fauvergue (90è+5), le LOSC concède le partage de points à domicile face à Caen.
