GF38-LOSC (0-0) : la montagne n'a pas voulu bouger (11ème journée : 29/10/08)

GF38-LOSC (0-0) : la montagne n'a pas voulu bouger   (11ème journée : 29/10/08)
Le LOSC est allé récolter un bon point à Grenoble, même si ce n'est pas faute d'avoir essayé d'en prendre plus. Un bloc isérois très efficace a su contenir jusqu'au bout les multiples poussées lilloises. Les Dogues devront bonifier ce nul (0-0) dès samedi avec la réception de Nantes.

Mercredi soir, les abeilles lilloises ont découvert la nouvelle ruche du championnat : le Stade des Alpes à Grenoble, une bien belle enceinte. Vêtus de leur fameuse tunique jaune et noire, les Dogues auraient pu bénéficier de conditions plus clémentes pour y aborder la 11e journée de Ligue 1. Car les hommes de Rudi Garcia, arrivés sous la pluie mardi soir, sont entrés sur le terrain isérois sous un déluge d'eau. Heureusement, la moderne pelouse du GF38 absorbe bien, même si ça promet de compliquer le beau jeu de ceux qui veulent le produire. Côté effectif, le coach nordiste a réservé quelques surprises de taille : Mavuba, Béria, Bastos ou encore De Melo, entre autres, composent le banc. Dumont, Debuchy, Vittek et Fauvergue retrouvent une place de titulaire. Avec trois matchs en une semaine, Rudi Garcia fait tourner et privilégie donc la fraîcheur.

Par trois fois, ce n'est pas la finition lilloise qui manque, mais bien la réussite qui fuit.

Ce pari est tout proche d'être gagnant d'entrée de rencontre : Vittek sur l'aile droite sert Balmont dans l'axe dont le shoot aux seize mètres heurte la barre transversale avant de sortir (4'). C'est rageant. Surtout que, juste derrière, Cabaye s'offre un tir bien dosé de loin et force Wimbée à la parade (10'). En tous cas, le 4-5-1 proposé par le LOSC pose d'énormes soucis au GF38. Ce qui frappe, c'est la possession du ballon quasi totale des Lillois. Et comme les Grenoblois font bloc, Cabaye essaie un classique sur corner : la balle en retrait à l'entrée de la surface pour la reprise à ras de terre de Debuchy. Wimbée est encore sur le chemin (15'). Par trois fois, ce n'est pas la finition lilloise qui manque, mais bien la réussite qui fuit.

Les Dogues tiennent le cuir, le font tourner, s'appliquent, patientent mais butent.

Les minutes s'égrainent et le constat est clair : Grenoble, c'est le stéréotype même de l'équipe en embuscade, prête à exploser en contre dès que l'occasion se présente, le diable de Moreira rôdant toujours au bon endroit. Les Dogues tiennent le cuir, le font tourner, s'appliquent, patientent mais butent. Ils s'en remettent donc aux coups de pied arrêtés. Sur l'un d'eux, Cabaye manque la mire (34'). A force de faire circuler le ballon entre leurs jambes, les Nordistes s'exposent à une bronca impressionnante venue des gradins d'un Stade des Alpes résonnant.

Alors qu'on atteint l'heure de jeu, les Isérois décident enfin de s'installer chez les Lillois.

Il faut la mi-temps pour apaiser le climat. Mais ça ne dure qu'un temps. Les Grenoblois sont nerveux et les cartons tombent : un partout dans ce domaine (50'). Pour autant, dans le jeu, on prend les mêmes et on recommence. Le GF38 est recroquevillé, le LOSC construit. Le centre de Vittek de la gauche trouve bien la tête de Fauvergue, mais celle-ci loupe le cadre (55'). Alors qu'on atteint l'heure de jeu, les Isérois décident enfin de s'installer chez les Lillois. Malicki s'échauffe les gants sur des sorties aériennes bien senties (57 et 59'). Les Nordistes ne s'en laissent pas compter. Bastos, fraîchement débarqué sur le rectangle vert, sert Obraniak dans la profondeur. Sur son pied droit, ce dernier shoote, cadre mais la puissance n'est pas suffisante (66'). Le camp lillois est ensuite inquiété par un tir lointain de Batlles qui flirte avec le montant droit (73').

Le jeune Hazard étonne encore : du flanc gauche, il repique dans l'axe et force Wimbée à l'arrêt.

Le temps tourne et la donne change légèrement. On rentre dans les dix dernières minutes et ce sont les Grenoblois, plus incisifs, qui font tourner. L'alerte qui suit est sérieuse : le centre d'Akrour arrive au point de penalty, Dimitrijevic surgit et dévisse sa reprise (81'). A quelques petites minutes du terme, on sent que le 0-0 conviendrait finalement. Même si le jeune Hazard étonne encore : du flanc gauche, il repique dans l'axe et force Wimbée à l'arrêt (89'). On en reste là.

Le LOSC doit se contenter d'un nul à Grenoble (0-0), le troisième consécutif en championnat et grappille une place au classement en occupant la septième position. Rendez-vous samedi au Stadium Lille Métropole pour affronter une équipe nantaise revigorée (19h).

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 06:57

LOSC-Caen (2-2) : Des regrets pour les Dogues (10ème journée : 25/10/08)

LOSC-Caen (2-2) : Des regrets pour les Dogues   (10ème journée : 25/10/08)
Le LOSC est tenu en échec au Stadium par une équipe caennaise accrocheuse. Les Dogues pensaient pourtant avoir fait le plus dur grâce à un doublé d'Obraniak (9è, 39è) en première période. Malheureusement, des buts de Seube (46è) et Savidan (64è) permettent aux Normands de repartir avec le point du match nul.

Le LOSC a offert un spectacle à la hauteur de ses ambitions, samedi dernier sur la pelouse de Gerland face à Lyon (2-2). Avec ce bon point pris en terre lyonnaise, les Dogues restent positionnés dans le premier tiers du classement. L'objectif du jour face à Caen est de négocier au mieux la première étape de cette semaine à trois matchs. Les Normands qui ont été tenus en échec dans leur antre de d'Ornano par Grenoble (2-2) vendront à coup sûr chèrement leur peau. Quoi de neuf chez les Lillois ? Rudi Garcia doit composer avec les absences de Tafforeau (adducteurs), Frau (reprise) et Plestan (CFA). Il enregistre en revanche les retours de suspension de deux de ses poumons du milieu de terrain, Cabaye et Balmont, tous les deux titulaires au coup d'envoi. Le coach du LOSC n'a effectué que deux changements dans son onze de départ par rapport à celui aligné face aux Gones. Debuchy et Dumont débutant ainsi sur le banc des remplaçants. Le décor est planté, place aux vingt-deux acteurs de ce match. Les Lillois veulent imposer d'entrée leur emprise sur les débats. Bastos fait la différence, avant de débouler dans son couloir gauche. Son centre est tout proche d'être repris par De Melo (3è). La réaction normande est immédiate, suite à une remise de Florentin, mais la tentative de Savidan est hors cadre (5è). Chacun s'installe dans cette partie, même si les Lillois sont logiquement les plus entreprenants. Ils vont obtenir la juste récompense de leurs efforts. Sur une offrande de Bastos, Obraniak se met en position dans la surface de réparation, avant d'armer une magnifique frappe qui ne laisse aucune chance à Planté (1-0, 9è). Le numéro 10 du LOSC en profite pour signer son troisième but en L1 dans ce championnat 2008-2009.

Un doublé signé Obraniak

Les partenaires de Mavuba n'ont pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin, et Cabaye prend sa chance, sa frappe termine sa course juste au-dessus des buts du portier Normand (12è). Les Dogues ont la maîtrise du ballon dans ce début de match, même si les Normands sont à l'affût de la moindre opportunité qui pourrait s'offrir à eux. Sur un coup franc de Florentin, Malicki s'oppose à Ben Khalfallah (21è). Ça va d'un camp à l'autre, et dans la foulée, De Melo vient se heurter à Planté (22è). Les débats s'équilibrent ensuite sur la pelouse du Stadium, et les occasions se font plus rares. Ce sont les Caennais qui se mettent en évidence à la demi-heure de jeu, suite à un centre de Nivet. Proment, en embuscade au second poteau, arme une reprise qui ne trouve pas le cadre de Malicki (31è). Le portier des Dogues doit ensuite intervenir sur un centre de Florentin (36è). Les minutes défilent dans la dernière ligne droite de cette première période, et chaque ballon est âprement disputé au milieu de terrain. Un peu acculés dans leur camp, les Lillois réagissent au meilleur moment, et ils vont se montrer réalistes. Un centre de Béria chauffe les gants de Planté (38è). L'action suivante est payante. Sur une remise de De Melo, Obraniak ne laisse aucune chance au gardien de Caen, sur une frappe puissante du gauche à ras de terre (2-0, 39è). Il réalise par la même occasion le doublé. Si les Dogues ont fait le break juste avant la pause, Cabaye se signale sur une frappe qui ne passe pas loin du cadre (43è). Après une minute de temps additionnel, fin du premier acte.

Seube réduit le score

Au retour des vestiaires, c'est une douche glaciale qui saisit le Stadium. Les Caennais sont décisifs sur leur première occasion. Ça part d'un long centre de Ben Khalfallah, et le ballon arrive au second poteau. Seube est en position idéale, il fusille Malicki d'un tir imparable (2-1, 46è). Cette réduction du score des Normands ne doit pas pour autant semer le trouble dans les têtes lilloises. Les Dogues repartent ainsi de l'avant, et Planté doit intervenir hors de ses cages devant la menace Bastos (47è). Dans la foulée, le Brésilien s'essaye sur son exercice favori, même si son coup franc n'attrape pas le cadre de Planté (49è). Les protégés de Rudi Garcia tentent de reprendre le monopole du ballon face à une formation normande de plus en en plus accrocheuse. Mavuba prend sa chance sur une frappe qui est finalement hors cadre (52è). Les occasions s'enchaînent dans ce début de seconde période, et un coup franc – plutôt un missile – de Bastos frôle le montant droit de Planté (58è).

Savidan refroidit le Stadium

On ne s'ennuie pas sur la pelouse du Stadium, et malgré l'avantage au tableau d'affichage, le suspense reste entier dans cette partie. Emerson effectue une percée, avant d'armer une frappe tendue. C'est capté par Planté (60è). Cabaye met ensuite De Melo sur orbite, le gardien normand s'interpose du pied (63è). La réponse caennaise est terrible, et le réalisme change de camp. Sur un nouveau caviar de Ben Khalfallah, Savidan remet les deux formations à égalité (2-2, 64è). Quel terrible scénario ! Caen est tout proche de prendre l'avantage, et il faut une sortie déterminante de Malicki devant Florentin pour éviter le pire à sa formation (66è). Rudi Garcia choisit alors d'apporter du sang frais avec l'entrée en jeu de Debuchy - qui fête comme Cabaye son 100è match en L1 - à la place de Balmont (67è). Fauvergue fait ensuite son apparition à la pointe de l'attaque à la place de De Melo (70è). Les Dogues se battent pour aller chercher ce troisième but salvateur dans une fin de partie indécise. Sur un corner de Cabaye, la reprise de la tête de Fauvergue passe au-dessus (74è). Debuchy s'essaye à deux reprises sans réussite (77è, 81è). Hazard est lancé dans la bataille pour les dernières minutes à la place de Béria (82è). Les Dogues poussent pour arracher la décision, et sur un corner d'Obraniak, le coup de canon de Chedjou frôle la barre transversale de Planté (87è). Ça ne veut pas rentrer, et malgré une ultime tête de Fauvergue (90è+5), le LOSC concède le partage de points à domicile face à Caen.

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 06:50

OL-LOSC (2-2) : Les Dogues à la hauteur du Lyon (9ème journée : 18/10/08)

OL-LOSC (2-2) : Les Dogues à la hauteur du Lyon   (9ème journée : 18/10/08)
Cet OL-LOSC a donné lieu à un spectacle de haute voltige sur la pelouse de Gerland. Le LOSC a fait à deux reprises la course en tête grâce à des buts de Rami (14è) et Bastos (62è). Les Lyonnais sont à chaque fois revenus au score par l'intermédiaire de Chedjou contre son camp (23è) et Grosso (76è).

OL-LOSC, c'est le choc de cette 9è journée de L1, c'est aussi l'heure des retrouvailles pour les anciens lillois, à l'image de l'emblématique Jean II Makoun. L'émotion sera palpable au moment de pénétrer sur la pelouse de Gerland, mais chacun défendra ensuite son maillot jusqu'au coup de sifflet final. Les Dogues qui restent sur trois succès consécutifs – contre Auxerre (3-2), Monaco (0-2) et VAFC (1-0) – espèrent poursuivre leur marche en avant après cette coupure internationale. Les Lyonnais voudront quant à eux réagir après la claque reçue à Rennes (3-0). Quoi de neuf dans les rangs lillois ? Rudi Garcia doit composer avec les suspensions de Balmont et Cabaye, mais aussi avec les absences de Frau (reprise), Tafforeau (adducteurs), Franquart et Fauvergue. L'entraîneur des Dogues récupère en revanche Rami et Plestan. Sur le banc au coup d'envoi, ce dernier était à l'arrêt depuis le mois de février dernier. Le décor est planté, place aux vingt-deux acteurs de ce match. Les partenaires de Rio Mavuba ne se laissent pas impressionner par la pression ambiante dans les premières minutes de la partie. Ils allument même la première mèche par l'intermédiaire de Bastos, même si la frappe du Brésilien n'attrape pas le cadre (4è). Sur une action orchestrée par Mavuba, De Melo profite ensuite d'une approximation de Mensah. Il est devancé par Lloris (8è). La réponse lyonnaise intervient sur un coup franc de Juninho qui passe au-dessus des buts de Malicki (10è).

Premier but en L1 pour Rami

Les protéges de Rudi Garcia sont entreprenants dans ce premier quart d'heure. Un centre de Béria sème le trouble dans la défense de l'OL, De Melo est à un cheveu de reprendre le ballon de la tête en pleine surface de réparation (11è). Béria met ensuite Lloris à contribution sur un corner de Debuchy, le portier lyonnais brille sur sa ligne pour détourner le ballon (12è). Dans la foulée, Kallstrom est tout proche de faire mouche sur un service de Fred, ça frôle le montant de Malicki (13è). L'action suivante est la bonne pour les Dogues : sur un coup franc de Bastos, Rami s'élève plus haut que tout le monde dans les airs, il catapulte le ballon de la tête au fond des filets de Lloris (0-1, 14è). Le numéro 23 du LOSC signe son premier but en L1. Ce but vient récompenser la bonne entame lilloise. Les Dogues continuent sur leur lancée, et Lloris doit s'interposer sur une tentative d'Obraniak (17è). Lyon réagit ensuite avec un frappe de Réveillère, Malicki est magistral (20è). Les Gones reviennent pourtant dans le match sur un coup du mauvais sort. Sur un coup franc de Juninho, Chedjou trompe malencontreusement son propre gardien de la tête (1-1, 23è). Les débats s'équilibrent légitimement après cette égalisation, l'OL tente de reprendre la direction des opérations. Sur un corner de Juninho, Fred fait briller Malicki (31è). Le dernier quart d'heure de cette première période est un combat de tous les instants dans la conquête du ballon. Ça se termine sur une frappe contrée de Juninho qui fait passer des frissons sur le banc lillois (45è+1). Fin du premier acte.

Obraniak au c½ur de la bataille

Le LOSC revient sur la pelouse de Gerland avec la ferme intention de poursuivre sur sa lancée, même si la deuxième partie de la première mi-temps a été plus délicate à gérer face à la rébellion lyonnaise. Les Gones se mettent en action sur un coup franc de Juninho, mais Malicki est vigilent et parvient à se saisir du ballon (51è). C'est aussi disputé qu'équilibré sur le terrain, et la bataille fait rage au milieu. Aucune des deux formations ne veut concéder le moindre centimètre de pelouse à l'adversaire. Du coup, les occasions se font plus rares, et la situation risque de se débloquer sur un petit détail dans un sens comme dans l'autre. Claude Puel lance Benzema sur le terrain à la place d'Ederson (58è). Ce sont pourtant les Dogues qui se montrent menaçants suite à une longue touche d'Emerson. Obraniak se démène comme un beau diable aux abords de la surface de réparation, sa tentative fuit le cadre de Lloris (59è).

La fusée Bastos a encore frappé

Les protégés de Rudi Garcia sont bien en place sur la pelouse de Gerland, et ils vont magistralement reprendre l'avantage au tableau d'affichage à l'heure de jeu. Bastos est digne de Roberto Carlos, son coup franc est un missile pur sang, il ne laisse aucune chance à Lloris (1-2, 62è). Comme l'an dernier, le brésilien marque un but somptueux sur le terrain de l'OL. Il en profite également pour inscrire son quatrième but en L1 dans ce championnat griffé 2008-2009. Bien sûr, Lyon réagit pour essayer de recoller au score, et Malicki intervient d'abord sur un centre de Keita (68è). Il ne peut rien ensuite sur un corner de Juninho, il est fusillé à bout portant par Grosso (2-2, 76è). Dans la foulée de cette nouvelle égalisation lyonnaise, Rudi Garcia décide d'apporter du sang frais à son domaine offensif avec l'entrée en jeu de Vittek à la place de Bastos (77è). Malicki fait obstacle à une frappe puissante de Benzema (78è). La dernière ligne droite de cette partie est intense, indécise, crispante. Le coach lillois fait rentrer Hazard à la place de De Melo (85è). Le jeune belge est tout proche de se montrer décisif sur son premier ballon, mais Lloris est à la parade (86è). Lyng fête sa première apparition en L1 dans le temps additionnel en remplaçant Obraniak (90è+2). Le score en reste là, malgré une dernière tête de Debuchy, et le LOSC décroche un très bon point face à l'OL dans son antre de Gerland.
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# Posté le jeudi 30 octobre 2008 06:45

LOSC-VAFC (1-0) : Les Dogues maîtres du derby (8ème journée : 04/10/08)

LOSC-VAFC (1-0) : Les Dogues maîtres du derby   (8ème journée : 04/10/08)
Le LOSC reste maître des lieux au Stadium pour cette première manche du derby du Nord face à Valenciennes. Les Dogues dérochent trois points précieux grâce à un but d'Abardonado contre son camp en seconde période (69è). Ce succès permet aux Lillois de s'emparer de la sixième place du classement.

Fort d'un probant succès sur la pelouse du stade Louis II face à Monaco (0-2), le LOSC retrouve le Stadium à l'occasion du derby du Nord face au voisin valenciennois. On sait qu'un derby, c'est toujours une question de suprématie régionale, chaque équipe vendra donc chèrement sa peau pour aller décrocher la timbale au coup de sifflet final. Un succès des Dogues permettrait aux partenaires de Rio Mavuba de s'installer un peu plus dans la première moitié du classement. Quoi de neuf dans les rangs lillois ? Rudi Garcia doit composer avec les absences de Plestan (reprise), Frau (malléole) et Rami (adducteurs). Le coach des Dogues a choisi de renouveler sa confiance au onze de départ aligné en Principauté, à une exception : Obraniak retrouve une place de titulaire au détriment de Vittek. Le décor de ce derby est planté, place aux vingt-deux acteurs de ce match. Le LOSC veut imposer son empreinte sur les débats dans les premières minutes de cette partie. C'est Obraniak qui ouvre les hostilités, sa frappe ne passe pas loin du cadre (3è). Les Lillois tentent d'emballer le match, et une tentative à ras de terre de Debuchy oblige Penneteau à intervenir (10è).

Un but d'Obraniak refusé pour hors jeu

Les minutes défilent sur la pelouse de Villeneuve-d'Ascq, et la bataille fait rage au milieu de terrain. Chaque ballon est âprement disputé, aucune des deux formations ne veut concéder le moindre centimètre de terrain à l'adversaire. A ce petit jeu, les Dogues tentent de profiter de la moindre opportunité d'aller créer le danger dans le camp valenciennois. Sur un coup franc d'Obraniak, c'est Bastos qui s'arrache dans les airs pour placer un coup de tête finalement capté par Penneteau (20è). Le numéro 10 du LOSC se met à nouveau en évidence, suite à un service – avec un peu de réussite – de Debuchy, même si sa tentative n'inquiète pas le portier du VAFC (30è). C'est plus chaud ensuite lorsqu'il trouve le chemin des filets, suite à une bonne remise de la tête de De Melo. Hélas, l'arbitre de touche avait fort logiquement levé son drapeau pour signaler un hors jeu (31è). Le public du Stadium y a cru. Dans la foulée, le malheureux Tafforeau doit laisser sa place sur blessure à Emerson (35è). Le numéro 20 des Dogues quitte la pelouse sur une civière, chaleureusement applaudi par les supporters lillois. Côté terrain, ça reste relativement fermé dans la dernière ligne droite de cette première période. Les occasions de s'enflammer se font rares pour le moment. C'est souvent le cas dans un derby, et il faut un but pour débloquer la situation. Les Dogues se montrent pourtant menaçants sur un centre d'Obraniak. C'est Tiené qui réchauffe les gants de son propre gardien (42è). La dernière mèche est allumée par Belmadi, Malicki est impeccable sur sa ligne (45è+1). Fin du premier acte.

Obraniak fait briller Penneteau

La seconde période redémarre sur un rythme soutenu, et les Dogues comptent bien hausser leur niveau de jeu pour aller à la conquête des trois points dans ce derby du Nord. Ce sont pourtant les Valenciennois qui sont les premiers à se mettre en action, même si le coup franc de Lacourt ne trouve pas le cadre (47è). La réaction des Dogues est immédiate, et Obraniak exploite à merveille une mauvaise relance adverse. Il vient défier Penneteau dans la surface de réparation, mais le portier du VAFC est à la parade pour détourner le ballon (48è). C'est la bonne route à emprunter pour tendre vers le succès. Malgré tout, le chemin de la victoire risque d'être semé d'embûches en tout genre jusqu'au coup de sifflet final, car il n'est pas simple de mettre à mal ce bloc valenciennois sur la pelouse du Stadium. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer. Les protégés de Rudi Garcia ne se désarment pas malgré l'adversité, ils prennent le temps de construire leurs offensives. Un centre de Debuchy atterrit directement dans les bras de Penneteau (60è).

Abardonado, un héros malheureux

Les Lillois repartent à l'assaut avec une percée supersonique d'Obraniak. Le numéro 10 des Dogues sert idéalement Cabaye dans la surface de réparation. La frappe croisée de ce dernier est tout proche d'être poussée au fond des filets par De Melo (64è). Dans la foulée, une tentative à ras de terre de Lacourt est accompagnée du regard par Malicki (66è). La situation va se débloquer sur un coup du sort malheureux pour les Valenciennois. Sur un centre de Bastos, Obraniak est à la lutte avec Abardonado dans les airs. Le défenseur du VAFC trompe la vigilance de son propre gardien d'une tête lobée imparable (1-0, 69è). On respire mieux sur le banc de touche lillois. Les Dogues ne comptent en rester là, et sur une déviation de Bastos, Balmont est mis sur orbite, mais son centre est intercepté par Penneteau (75è). Rudi Garcia décide alors d'apporter du sang frais à son attaque avec l'apparition de Fauvergue à la place de De Melo (77è). C'est Obraniak qui se met en évidence, suite à une offrande de Cabaye, sa tentative est arrêté par Penneteau (81è). Dumont est ensuite lancé dans la bataille à la place de Balmont pour la dernière ligne droite de la partie (82è). Ça pousse côté lillois. Sur une remise d'Obraniak, Cabaye est à deux doigts de faire le break, le ballon frôle le poteau gauche de Penneteau (84è). Le score en reste là, et après quatre minutes de temps additionnel, l'arbitre délivre le Stadium dans cette première manche du derby du Nord. Le LOSC s'installe un peu plus dans la première moitié du classement. Prochain défi : Lyon - LOSC, le samedi 18 octobre (21h).
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# Posté le jeudi 30 octobre 2008 06:43

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 06:53

ASM-LOSC (0-2) : le soleil brille sur les Dogues ! (7ème journée : 28/09/08)

ASM-LOSC (0-2) : le soleil brille sur les Dogues !  (7ème journée : 28/09/08)
Dans des conditions presque estivales, le LOSC s'est imposé à Monaco avec la manière : récompensés par les buts de Cabaye (69') et Obraniak (80'), les Dogues ont franchi une étape importante dans leur saison, réussissant une superbe partie sur les plans offensifs et défensifs. Les hommes de Rudi Garcia tiennent enfin leur match référence à l'extérieur !

Il n'y a pas à dire, se déplacer à Monaco, c'est toujours un rayon de soleil dans la saison. En cette fin de mois de septembre, la très douce température azuréenne, le ciel bleu et le bon air de la méditerranée offrent des conditions parfaites pour pratiquer un bon match de Ligue 1. La pelouse de Louis II gâche néanmoins un peu cet écrin idéal. Ce soir, les guêpes lilloises sont à Louis II afin d'affronter le club de la Principauté. Vêtus pour la première fois de la saison de leur belle tunique jaune et noire, les hommes de Rudi Garcia passent au révélateur alors que les deux formations ont l'opportunité de grimper en flèche au classement.

Dès l'entame, l'occasion est en or : centre de Debuchy, tête de De Melo à hauteur des six mètres, Ruffier capte parfaitement...

Pour démarrer la 7e journée du championnat, les Lillois ne sont pas loin de revivre le scénario auxerrois. Dès l'entame, l'occasion est en or : centre de Debuchy, tête de De Melo à hauteur des six mètres, Ruffier capte parfaitement (2'). S'en suit un quart de jeu d'observation, personne ne prenant vraiment l'ascendant sur l'autre. Seule chaude alerte à signaler sur les cages nordistes, une frappe dévissée de Nimani (17'). La possession du ballon est davantage lilloise alors que les hôtes attendent patiemment les contres qui se présentent. D'ailleurs, l'accélération de Park après une déviation de la tête de Nimani montre combien les Dogues doivent redoubler de vigilance. Heureusement, le tir du Sud-Coréen est trop croisé (23').

Jusqu'à la pause, le match se durcit : les Monégasques ont décidé de mettre la semelle.

En milieu de période, les Lillois continuent de poser des problèmes à l'équipe princière. Sur deux coups de pied arrêté de Cabaye, il y a net danger : le premier trouve la tête du grand De Melo, boxée par une manchette du portier monégasque (25'). Le second, de trente-cinq mètres, est repoussé par la transversale ! (35') Seul constat jusqu'à la pause, le match se durcit : les Monégasques ont décidé de mettre la semelle. Les contacts à la limite du raisonnable font leur apparition alors que la partie restait plutôt correcte. M. Layec laisse pourtant sa sévérité aux vestiaires et renvoie tout le monde se reposer un quart d'heure.

Le festival offensif lillois prend de l'ampleur : De Melo, excentré à droite, claque une reprise qui ne trouve pas le cadre.

Loin d'être bousculés en première période, les Lillois reviennent sans complexe sur la pelouse de Louis II. Vittek déborde bien sur son aile droite, sert en retrait Bastos dont le shoot à ras de terre met Ruffier à l'épreuve (50'). Derrière, c'est Cabaye qui s'arrache les cheveux. Idéalement décalé côté droit, à l'entrée de la surface, son pied droit manque la mire à quelques centimètres du poteau opposé (52'). Le festival offensif lillois prend de l'ampleur : De Melo, excentré à droite, claque une reprise qui ne trouve pas le cadre (56'). A force de buter, forcément, les hommes de Rudi Garcia s'exposent. Et les Monégasques choisissent l'heure de jeu pour monter en puissance : les tirs de Nimani puis Park ne leur permettent pas d'ouvrir le score (60' et 63'). Attention, la pression monte !

Bastos par deux fois est à un doigt de pied de doubler la mise. Il laisse en fait le clou du spectacle à Obraniak.

Le scénario du dominant-dominé s'inversant, ce sont les Dogues qui procèdent désormais en contre. Celui mené grâce à la déviation aérienne de De Melo dans la course de Balmont côté droit s'avère décisif. Au centre, Cabaye contrôle et reprend. Sa frappe déviée par Modesto trompe Ruffier et ça fait 0-1 ! (69') Piqué à vif, Monaco réagit, sans pour autant se créer d'occasions très franches. C'est plutôt De Melo qui a la balle de match ! Sa tête n'est seulement pas assez appuyée pour forcer le passage (75'). Dans le dernier quart d'heure, les opportunités lilloises ne manquent pas. Bastos par deux fois est à un doigt de pied de doubler la mise. Il laisse en fait le clou du spectacle à Obraniak. Sa percée à droite lui ouvre le chemin des buts et son tir enchaîné de trouver le chemin des filets ! (0-2, 87') La messe est dite, il n'y a plus qu'une seule équipe sur le terrain et ça se termine.

La très bonne série lilloise se poursuit donc en championnat. Les Dogues sont intraitables depuis quatre matchs et engrangent les points. Courageux et appliqués, les Lillois mérite amplement cette victoire conquise à Monaco. Trois points qu'il faudra doubler lors du derby du Nord la semaine prochaine !
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# Posté le vendredi 03 octobre 2008 14:37

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 06:51