Mercredi soir, les abeilles lilloises ont découvert la nouvelle ruche du championnat : le Stade des Alpes à Grenoble, une bien belle enceinte. Vêtus de leur fameuse tunique jaune et noire, les Dogues auraient pu bénéficier de conditions plus clémentes pour y aborder la 11e journée de Ligue 1. Car les hommes de Rudi Garcia, arrivés sous la pluie mardi soir, sont entrés sur le terrain isérois sous un déluge d'eau. Heureusement, la moderne pelouse du GF38 absorbe bien, même si ça promet de compliquer le beau jeu de ceux qui veulent le produire. Côté effectif, le coach nordiste a réservé quelques surprises de taille : Mavuba, Béria, Bastos ou encore De Melo, entre autres, composent le banc. Dumont, Debuchy, Vittek et Fauvergue retrouvent une place de titulaire. Avec trois matchs en une semaine, Rudi Garcia fait tourner et privilégie donc la fraîcheur.
Par trois fois, ce n'est pas la finition lilloise qui manque, mais bien la réussite qui fuit.
Ce pari est tout proche d'être gagnant d'entrée de rencontre : Vittek sur l'aile droite sert Balmont dans l'axe dont le shoot aux seize mètres heurte la barre transversale avant de sortir (4'). C'est rageant. Surtout que, juste derrière, Cabaye s'offre un tir bien dosé de loin et force Wimbée à la parade (10'). En tous cas, le 4-5-1 proposé par le LOSC pose d'énormes soucis au GF38. Ce qui frappe, c'est la possession du ballon quasi totale des Lillois. Et comme les Grenoblois font bloc, Cabaye essaie un classique sur corner : la balle en retrait à l'entrée de la surface pour la reprise à ras de terre de Debuchy. Wimbée est encore sur le chemin (15'). Par trois fois, ce n'est pas la finition lilloise qui manque, mais bien la réussite qui fuit.
Les Dogues tiennent le cuir, le font tourner, s'appliquent, patientent mais butent.
Les minutes s'égrainent et le constat est clair : Grenoble, c'est le stéréotype même de l'équipe en embuscade, prête à exploser en contre dès que l'occasion se présente, le diable de Moreira rôdant toujours au bon endroit. Les Dogues tiennent le cuir, le font tourner, s'appliquent, patientent mais butent. Ils s'en remettent donc aux coups de pied arrêtés. Sur l'un d'eux, Cabaye manque la mire (34'). A force de faire circuler le ballon entre leurs jambes, les Nordistes s'exposent à une bronca impressionnante venue des gradins d'un Stade des Alpes résonnant.
Alors qu'on atteint l'heure de jeu, les Isérois décident enfin de s'installer chez les Lillois.
Il faut la mi-temps pour apaiser le climat. Mais ça ne dure qu'un temps. Les Grenoblois sont nerveux et les cartons tombent : un partout dans ce domaine (50'). Pour autant, dans le jeu, on prend les mêmes et on recommence. Le GF38 est recroquevillé, le LOSC construit. Le centre de Vittek de la gauche trouve bien la tête de Fauvergue, mais celle-ci loupe le cadre (55'). Alors qu'on atteint l'heure de jeu, les Isérois décident enfin de s'installer chez les Lillois. Malicki s'échauffe les gants sur des sorties aériennes bien senties (57 et 59'). Les Nordistes ne s'en laissent pas compter. Bastos, fraîchement débarqué sur le rectangle vert, sert Obraniak dans la profondeur. Sur son pied droit, ce dernier shoote, cadre mais la puissance n'est pas suffisante (66'). Le camp lillois est ensuite inquiété par un tir lointain de Batlles qui flirte avec le montant droit (73').
Le jeune Hazard étonne encore : du flanc gauche, il repique dans l'axe et force Wimbée à l'arrêt.
Le temps tourne et la donne change légèrement. On rentre dans les dix dernières minutes et ce sont les Grenoblois, plus incisifs, qui font tourner. L'alerte qui suit est sérieuse : le centre d'Akrour arrive au point de penalty, Dimitrijevic surgit et dévisse sa reprise (81'). A quelques petites minutes du terme, on sent que le 0-0 conviendrait finalement. Même si le jeune Hazard étonne encore : du flanc gauche, il repique dans l'axe et force Wimbée à l'arrêt (89'). On en reste là.
Le LOSC doit se contenter d'un nul à Grenoble (0-0), le troisième consécutif en championnat et grappille une place au classement en occupant la septième position. Rendez-vous samedi au Stadium Lille Métropole pour affronter une équipe nantaise revigorée (19h).



